Cette semaine, Zakaria Boualem s’est intéressé au nouveau héros de la politique française, Éric Zemmour, celui dont tout le monde parle jour et nuit, tbarek allah. Un homme qui réussit à parler partout, tout le temps, tout en expliquant qu’on ne le laisse pas parler, il faut saluer le geste technique.

L’olivier, tel est son patronyme en version originale, est un phénomène médiatique, on le décrit comme une force dévastatrice électorale, venue s’imposer avec autorité au milieu du champ politique français, dictant ses thèmes et imposant ses sujets. Zakaria Boualem a donc écouté le candidat avec attention, mais pas très longtemps, il faut l’avouer.

Parce qu’il parle beaucoup, certes, mais il ne parle que d’une seule chose : l’islam. Avec ses produits dérivés, bien sûr : les Arabes, les voilées, les immigrés, les prénoms musulmans, les steaks halal, etc. Un simple survol de son discours peut laisser penser à une obsession un peu névrotique, mais notre héros n’est pas médecin. Il n’est même pas spécialiste de la politique, d’ailleurs, c’est une vocation tellement épuisante et génératrice de frustrations qu’il vaut mieux, pour garder le moral, suivre n’importe quelle équipe de Botola.

Donc, pour aller vite, Monsieur Zemmour estime qu’il y a trop d’Arabes en France, ou de musulmans, comme vous voulez. Il devrait s’estimer heureux, le bougre, de ne pas être né sous l’empire colonial français, il y en avait beaucoup plus. Pourtant, il semble nostalgique de cette époque, c’est étrange. C’est bien son problème, le pauvre, la nostalgie. Il regrette une époque révolue, et qui ne reviendra pas, celle où une guerre en Syrie ne touchait que les Syriens… Le monde s’est rétréci, les gens bougent au lieu de crever sur place comme leurs ancêtres au moment où les calamités s’abattaient sur leurs têtes.

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