La France a récemment annoncé la réduction du nombre de visas accordés aux Algériens, aux Marocains et aux Tunisiens pour faire pression sur leurs gouvernements, jugés peu coopératifs sur la réadmission des Maghrébins expulsés de France. Si la méthode “fonctionne” selon Paris, plusieurs experts la qualifient de “biaisée”.

Il y a eu un dialogue, ensuite il y a eu des menaces. Aujourd’hui on met cette menace à exécution”, tonnait le porte-parole du gouvernement français, Gabriel Attal, dans une émission de radio, le 28 septembre.

Selon les chiffres du ministère de l’Intérieur français communiqués à l’AFP, l’Algérie a délivré 31 laissez-passer consulaires entre janvier et juillet 2021 pour 7 731 obligations de quitter la France (OQTF) prononcées, et 22 expulsions réalisées, soit un taux d’exécution de 0,2 %. Ce taux est de 2,4 % pour les OQTF concernant les ressortissants marocains, et de 4 % pour les Tunisiens.

Relier la quantité de visas délivrés par la France au nombre de laissez-passer consulaires émis par les pays du Maghreb — nécessaires à la réadmission de leurs ressortissants — est “une mesure tout à fait classique, qui se fait depuis des décennies”, décrypte une source diplomatique proche du dossier. “Nous répondons à une non-réponse”, après “des mois de discussions” stériles, justifie-t-elle.

Lire la suite sur telquel.ma…

Laissez un commentaire