Codeurs, développeurs, ingénieurs… ces petits génies de l’informatique sont des ressources rares dans le monde entier. Des profils que s’arrachent les pays les plus développés, au détriment de pays en plein développement, comme le Maroc, qui voient s’écouler leurs cerveaux. Enquête sur un phénomène.

Ils sont de la même promotion de l’EMSI. Habib*, Zakariae et Mouhcine, trois amis, toujours en contact, ont fait le même choix professionnel : partir travailler à l’étranger. “La grande majorité de notre promotion est partie, seules deux ou trois personnes sont restées au Maroc”, confesse Habib.

Diplôme en poche en 2016 et dotés d’une expérience d’au moins un an, ces trois développeurs voient leur page LinkedIn bombardée d’offres dès 2017. “J’en recevais quatre à sept par jour de France, d’Irlande, d’Allemagne…” Et quand ils se décident à partir, tout leur est facilité. Les pays hôtes ont des politiques d’accueil plus qu’incitatives.

Opération séduction

Les Émirats arabes unis ont par exemple lancé, au début de l’été, 100.000 gold cards pour permettre l’installation de cadres, scientifiques et codeurs dans le pays. En France, c’est le passeport Talent qui propose, depuis 2016, à toutes les personnes qualifiées de s’installer, avec leur famille, pendant quatre ans avec une procédure accélérée.

Depuis deux ans, la plateforme du gouvernement français Welcome to la French Tech facilite encore plus les démarches pour répondre aux besoins des start-ups. Quant au Canada, il permet d’accéder à des procédures d’entrée express, tout comme les États-Unis ou l’Allemagne.

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