La réalisatrice du podcast de France Culture “Heureuse comme une arabe en France” revient sur son travail de déconstruction des lieux communs qui collent à la peau de la femme arabe, sur le féminisme intersectionnel et la “décolonisation” de la sexualité. 

La documentariste et scénariste française d’origine algérienne Adila Bennedjaï-Zou avait réalisé en 2019 Heureuse comme une arabe en France. La série documentaire découpée en quatre épisodes d’une heure, “Les pionnières”, “Les marcheuses”, “Les ambitieuses” et “Les inventeuses”, déconstruit les clichés qui entourent la femme arabe, à la fois “objet de fantasme, objet d’effroi et objet d’une politique d’intégration”. Dans ce travail journalistique à la première personne, la femme de radio s’interroge sur sa propre histoire et reconnaît avoir elle-même participé à la perpétuation de clichés, comme lorsqu’elle a participé à l’écriture d’Aïcha, une série télévisé diffusée il y a dix ans sur France 2 qui raconte l’histoire d’une jeune femme d’origine maghrébine qui s’échappe de sa famille en se mariant à un Blanc. Selon elle, “le premier territoire qu’[elle] doi[t] décoloniser, c’est [elle]-même.”

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