En France, le halal attise polémiques, fantasmes et convoitises. Diaspora vous propose une série d’articles pour démêler le vrai du faux, et décrypter comment cette notion, désignant simplement au départ ce qui est “licite” en islam, est devenue ce qui est “prescrit”, avec les multiples conséquences que cela implique.

Dans l’Hexagone, la demande en produits “halal”, principalement de la viande, est née d’une volonté de rupture des immigrés de deuxième et de troisième générations par rapport aux habitudes culinaires de leurs parents, analyse la sociologue Christine Rodier. Cette exigence, moins religieuse que commerciale ou identitaire, a fait croître un marché aujourd’hui estimé à plusieurs milliards d’euros, aiguisant l’appétit des opérateurs économiques, mais aussi des responsables politiques qui y voient une source providentielle de financement endogène du culte musulman. En se frottant à l’industrie, le halal a également provoqué chez certains le besoin de remettre l’éthique au centre de la consommation, que ce soit dans les achats de tous les jours ou dans les placements financiers. Autant d’enjeux que Diaspora a cherché à mieux comprendre, en sollicitant pour vous les éclairages de nombreux acteurs, fins connaisseurs et meilleurs spécialistes.

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