Episode 6/17. Nés ou vivant à l’étranger, certains ont le Maroc chevillé au corps, d’autres un lien plus ténu, sans pour autant avoir coupé le cordon ombilical. Tous ont de belles histoires.

Ismaïl Bennacer, le MaroCAN

Il a agrémenté d’un zest marocain la victoire de l’Algérie lors de la Coupe d’Afrique des Nations. A 21 ans seulement, Ismaïl Bennacer a été désigné meilleur joueur de la dernière CAN. Une compétition que le milieu de terrain, récent signataire d’un contrat avec le prestigieux AC Milan, aurait pu disputer avec le Maroc. Né de père marocain, il confiait en 2016 avoir refusé les Lions de l’Atlas car les officiels lui “ont proposé de jouer avec les Espoirs, (alors que) l’Algérie (l)’a intégré avec les grands”.

Sofian Kiyine, la tanière aux lions, truffée de joyaux

Né en 1997 à Verviers dans la région de Liège en Belgique, ce milieu de terrain de 21 ans vient de signer un contrat de quatre ans avec la Lazio de Rome. Prêté dans la foulée au club Salernitana en Série B pour bénéficier de temps de jeu, Sofian Kiyine s’est déjà forgé une belle réputation sous nos cieux où il a remporté une médaille d’or aux Jeux de la Francophonie en 2017 avec les Lionceaux. Il a également décroché sa place, à plusieurs reprises, dans la liste élargie des Lions de l’Atlas, préférant le Maroc à la Belgique, demi-finaliste de la dernière Coupe du Monde. Un choix pragmatique vu la génération dorée belge, dont on ne se plaindra pas.

Rizlen Zouak, la pionnière du poing

En 2012, Rizlen Zouak devient la première judokate à représenter le Maroc aux Jeux Olympiques. Triple championne d’Afrique (2012, 2013, 2015) chez les moins de 63 kg, elle range son kimono en 2017 pour opérer une reconversion en Arts martiaux mixtes (MMA). La native de Beaune, dans la région lyonnaise, devient la première Marocaine à intégrer la Extreme Fighting Championship (EFC). En 2018, elle rate de peu le titre de championne du monde de sa catégorie après l’unique défaite (3v-1d) de sa jeune carrière.

J’aimerais voir plus de femmes marocaines dans notre sport, leur donner l’envie puis les former après ma carrière à devenir de grandes championnes. Je crois au potentiel des Marocains”, nous confie-t-elle.

Noussair Mazraoui, le futur des Lions

Grande surprise de la présélection d’Hervé Renard pour le Mondial russe, Mazraoui a été impressionnant avec l’Ajax Amsterdam, demi-finaliste de la Champions League. Ce longiligne couteau suisse du football, qui cultive un profil atypique, est un défenseur d’un calme olympien. Élu meilleur jeune talent aux Pays-Bas, il incarne, à 23 ans, l’avenir du football national, malgré sa présence sur le banc lors de la défaite des Lions contre le Bénin en huitième de finale de la dernière CAN. En dépit de la désillusion égyptienne, Mazraoui ne regrette rien: “Si on me mettait un fusil sur la tempe et qu’on me demandait de choisir, je dirais le Maroc”.

Sakina Karchaoui, loin d’être une bleue

A 23 ans, elle compte déjà 26 sélections avec l’équipe de France féminine de football. Née à Salon-de-Provence, elle commence sa carrière à 10 ans à l’US Miramas, près de Marseille. Son entraîneur de l’époque pousse la jeune fille à persévérer malgré ses réticences à jouer au football au sein d’un club.

Il l’inscrit à Montpellier HSC. “Quand je suis arrivée ici à l’âge de 12 ans, j’étais loin de me douter de la possibilité de jouer une telle compétition”, confiait l’arrière gauche des Bleues au site de son club, après avoir appris qu’elle faisait partie des 23 sélectionnées pour le Mondial 2019. Malgré son peu de temps de jeu lors de cette compétition, elle est aujourd’hui une des footballeuses les plus populaires de sa génération.

Hakim Ziyech, le magicien d’Amsterdam

Pied gauche magique, passes précises et dribbles renversants… tout au long de la saison, Hakim Ziyech a fait rêver les fans de l’Ajax Amsterdam et tous les Marocains. “HZ” a éclaboussé de son talent le Vieux continent, et mené son équipe à sa première demi-finale de Ligue des Champions après plus de 20 ans de disette.

Les médias néerlandais évoquent souvent son choix de jouer pour le Maroc et le dépit des Pays-Bas qui n’ont pas réussi à le convaincre d’enfiler le maillot des Oranje. Ce à quoi Ziyech répond poliment : “Je ne peux rien faire pour y remédier”, étant “content d’avoir fait le choix du cœur”. De quoi lui pardonner son penalty raté en huitième de finale de la CAN 2019.

Nordine Oubaali, le punch d’un coq

Sacré champion du monde des poids coq WBC (Fédération internationale de boxe anglaise) en janvier dernier, à Las Vegas, Nordine Oubaali a brillamment conservé son titre, le 6 juillet à Nur-Sultan (Kazakhstan), en battant le Philippin Arthur Villanueva. Né à Lens, de parents originaires de Taroudant, le boxeur a déjà un palmarès bien fourni.

Champion de France en 2006, 2007, 2008, 2009 et 2010, médaille d’or aux Jeux de la francophonie 2009, il avait été reçu en mars dernier à l’ambassade du Maroc en France où un message royal de félicitations lui avait été remis. “Une grande fierté d’avoir la chance d’être le porte-drapeau de deux pays que j’aime et qui m’ont donné la force d’aller décrocher le titre mondial WBC au MGM Grand Las Vegas pour marquer mon histoire”, avait-il alors confié, sur son compte Instagram.

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