Episode 9/17. En 2016, il a présenté quinze conventions en mandarin à Mohammed VI, alors en visite dans l’Empire du Milieu.

“J’étais très heureux d’être reçu par le souverain”, nous lance-t-il, fier. Derrière ce traducteur, un parcours hors-norme. Le bac en poche en 1994, il saute dans un avion en direction de Pékin pour rejoindre son frère, qui y a élu domicile une dizaine d’années plus tôt.

Vingt cinq ans plus tard, cet enseignant-chercheur à l’Université Sun Yat-Sen de Guangzhou est devenu un spécialiste des relations entre la Chine et le Maroc. Si bien qu’il s’apprête à publier un livre retraçant les relations économiques et culturelles entre les deux pays durant les soixante dernières années. “Je l’ai écrit en chinois. Sa traduction en français sera prête à la fin de l’année”, précise Nasser Bouchiba.

En parallèle de sa carrière universitaire, il s’est lancé dans les affaires. Fondateur d’une usine de sous-traitance et de la marque d’accessoires Anabella Fashion, qu’il a revendus, l’homme se tourne désormais vers le conseil et l’accompagnement des exportations africaines vers la Chine. En 2014, l’homme a lancé, à Guangzhou, une société spécialisée dans le conseil et l’accompagnement des pays africains. “Puis, en 2016, j’ai créé une antenne africaine au Maroc avec les mêmes objectifs”, nous apprend Bouchiba, de plus en plus présent dans le royaume depuis trois ans.

Récemment, il a mis sur pied une nouvelle association avec le même cheval de bataille, l’Africa-China Cooperation Association for development (ACCAD). “C’est un “Think-and-do tank”, avec des compétences pluridisciplinaires, basé à Rabat, et qui a pour principale mission de représenter une force en matière de propositions créatives et innovantes aux acteurs et décideurs autant publics que privés d’Afrique et de Chine”, explique Nasser Bouchiba.

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