Episode 11/17. Les braconniers déciment les baleines, les dauphins sont victimes de surpêche, les fonds marins sont menacés et personne – ni individus, ni Etats – ne semble s’en alerter. Ce n’est pas le cas de Lamya Essemlali.

Lamya Essemlali a quarante ans, dont treize passés à militer à Sea Shepherd, onze à la tête de l’antenne française qu’elle a cofondée, et sept à codiriger l’antenne internationale. Son discours est rodé: l’océan se meurt et le salut passe par l’action. Sa cause: défendre les océans et la faune marine. Ses faits d’arme: mener dix-huit campagnes en mer et en coordonner cinq, récolter des fonds pour Sea Shepherd France – en augmentation constante – et animer treize groupes locaux.

Née à Genneviliers de parents marocains, la mère “arabe” et le père “chleuh”, nous précise-t-elle, elle mène la bataille avec aplomb. Elle garde un attachement particulier au Maroc, l’attrait pour la mer, alors que dans la banlieue parisienne, il n’y avait que du béton. “Mon rapport à l’océan est né au Maroc”, indique-t-elle.

Racines dans l’eau, tête en ville, elle est marquée par ses premières images de bébés requins: “C’était à Safi, ils étaient morts et alignés par dizaines sur le bitume”. Sa vie bascule lorsqu’elle rencontre Paul Watson, fondateur de Sea Shepherd. Epiphanie. C’est la mer qu’elle prendra pour aller instiller de la justice là où elle est absente, aux îles Féroé, dans l’Antarctique, dans le golfe de Gascogne, aux abords de l’île de Mayotte – d’où elle nous appelle.

Elle y conduit une campagne contre le braconnage des tortues et pour la protection du troisième plus grand lagon du monde. Le Maroc connaît, comme ailleurs, des problèmes de surpêche et de pollution. Elle aimerait bientôt pouvoir y mener des actions. “Sea Shepherd Maroc, je pense que ce serait très utile et je serai fière d’y travailler”, nous confie-t-elle.

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